De Feu & d'Acier

De la pierre à l’acier

 

La fondation dans l’art de forger les lames est d’avoir un bon acier. Un des meilleurs aciers qui soit est celui que l’artisan produit à partir de minerai. Ce minerai de fer est la « materia prima »  du forgeron. De celui-ci dépend les propriétés futur de l’acier et l’homme de l’art le choisira avec soin.

Il faut ensuit construire un four de briques et d’argile qui sera nourrit des heures durant, de charbon de bois et de minerai de fer.

Apres 4 ou 5 heures, au terme du processus, la porte du four est ouverte et la loupe d’acier incandescente est extraite des braises.

De l’acier brut à l’acier pur

 

Du four  à l’enclume, la loupe d’acier chargée d’impuretés devra être affinée par corroyage. Ce processus est appelé « Tanren » dans la tradition Japonaise mais il fut utilisé par de nombreuses cultures, des temps très anciens jusqu’à nos jours  (chez les Celtes, les Germains, les chinois)

Ce processus de corroyage (pliage, soudage)  est une opération délicate durant laquelle le rythme est la clé. Il ne faut pas perdre de temps au risque de perdre de la matière par excès de chauffes. Bonnes températures et bon martelages sont les clés de cette étape.

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Forger la Lame

 

Les differents aciers : Acier dur et aciers doux, doivent être associés et soudés ensemble pour faire une lame à la fois flexible et dure.

Ensuite l’ébauche appelé ''sunobe'' dans la tradition Japonaise, doit être forgée pour étirer le tranchant. La température sera ici plus basse pour induire une structure cristalline la plus fine possible. Ainsi l’opération de trempe se fera dans des conditions optimales.