Métallurgiste et forgeron d'armes. Sabres japonais en acier moderne ou tamahagane, couteaux forgés et restauration de montures — chaque pièce née du feu, de l'acier et de la main.
Un lieu où l'homme transforme la contrainte en création.
Depuis plus de vingt ans, tout naît ici : la forge de l'acier, la trempe qui dessine la ligne de trempe (hamon), la fabrication du fourreau, l'ajustement de chaque garniture. Une production volontairement limitée, pièce par pièce.
Chaque objet sortant de l'atelier est fabriqué à l'unité, selon un cahier des charges exigeant. Le temps est un matériau comme un autre.
※Tarifs intégrés de l'atelier. Chaque prix correspond à la fabrication et à la livraison d'un sabre complet (lame + montures). Choisissez chaque élément : le total se calcule en temps réel. Cette estimation ne constitue pas un bon de commande et ne remplace pas le devis détaillé établi pour toute commande.
Tarifs & commande
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Artisan d'art
Une grille de tarifs détaillée permet de chiffrer votre projet en amont ; dans tous les cas un devis personnalisé vous est établi. Les tarifs ci-dessous sont intégrés — ils entrent dans la fabrication et la livraison d'un sabre complet (lame + montures). Pour une lame seule, forgée et trempée, avec ou sans polissage, merci de nous contacter.
18mois de délai moyen
30%d'acompte à la commande
1 / 1chaque pièce est unique
Lame seule, brute ou polie
Lame montée avec un koshirae fourni par le client
Sabre complet
Réparation d’Iai-to
※Ces tarifs sont intégrés : ils entrent dans la fabrication et la livraison d'un sabre complet (lame + montures). Le configurateur détaille chaque élément et calcule votre projet en temps réel. Pour une lame seule, merci de nous contacter.
Artisan d'art, j'attache une attention particulière à la qualité de mes créations : ma production annuelle est limitée. Sabres, couteaux et autres objets sont fabriqués à l'unité. Le délai moyen de livraison est indiqué dans le tableau ci-dessus, régulièrement mis à jour. Toute commande implique l'acceptation des conditions générales de vente.
Chaque pièce d’un sabre japonais porte un nom, et ce nom dit sa fonction. Ce lexique rassemble les termes que j’emploie à l’atelier : le fourreau et ses renforts, la poignée et ses garnitures, la lame et sa géométrie.
Les planches en tête de page sont légendées : survolez un repère pour lire le terme, cliquez-le pour rejoindre sa définition. Le champ de recherche filtre les cinquante-cinq fiches à la frappe.
Ce vocabulaire n’est pas un ornement. Savoir nommer un kurikata, un habaki ou un shinogi-ji, c’est pouvoir décrire précisément ce que l’on souhaite pour une commande, ou ce qui ne va pas sur une pièce à restaurer.
Le sabre montékoshirae 拵
Le fourreau laqué, la garde, la poignée. Survolez un repère.
La poignéetsuka 柄
Tressage de soie sur peau de raie, garnitures et cheville de bambou.
La lametōshin 刀身
Les deux faces de la même lame. Les repères de géométrie sont sur la face du bas ; sugata, sori et hada sur celle du haut.
La soienakago 茎
La partie non polie qui s'engage dans la poignée : patine, traces de lime, trou de cheville.
La pointekissaki 切先
La pointe est traitée comme une lame à part : sa propre géométrie, son propre polissage.
Habaki, seppa et garde鎺・切羽・鍔
La bague de blocage en place sur les machi, la rondelle et la garde.
Vues d'ensemble拵
Les grands ensembles : la monture, le fourreau de conservation, les typologies de lames.
Koshirae
拵monture
Monture complète du sabre : saya (fourreau), tsuka (poignée), tsuba (garde) et tōsōgu (garnitures métalliques). C'est l'habillage de la lame. Habillage pour le combat ou de prestige pour la représentation. Par opposition au shirasaya, qui est une monture de conservation.
Shirasaya
白鞘monture de conservation
Monture de conservation, qui protège la lame. Ne doit pas être utilisée dans le maniement de la lame. Réalisée en bois de honoki, laissé nu et juste poli.
Tsunagi
繋ぎ
Réplique de la lame, en bois de honoki, et dont le but est de maintenir ensemble les différentes parties du koshirae lorsque la lame est absente.
Katana
刀
Lame longue de plus de 2 shaku (60,6 cm). Lorsque la lame est montée en koshirae, elle sera portée tranchant vers le haut, glissée dans le obi.
Wakizashi
脇差
Lame courte, entre 1 et 2 shaku (30,3 cm et 60,6 cm). Montée en koshirae et portée avec le katana, ils forment le daishō (daitō-shōtō).
Tantō
短刀
Lame de moins de 1 shaku (30,3 cm).
Tachi
太刀
Sabre de cavalerie, dont l'apparition est antérieure au katana. Il est monté avec un koshirae qui permet de porter la lame à cheval, tranchant vers le bas, suspendu par des bélières.
Le fourreau鞘
Saya. Bois de honoki creusé et laqué, renforcé de corne ou de métal.
Saya
鞘fourreau
C'est le fourreau. Réalisé avec du bois de honoki, puis laqué. La bouche du fourreau (koiguchi) ainsi que son extrémité (kojiri) sont renforcées de corne de buffle d'eau ou de métal.
Koiguchi
鯉口
Littéralement « bouche de carpe » : c'est l'entrée du fourreau. Généralement renforcée de corne noire ou de métal.
Kurikata
栗形
Littéralement « en forme de châtaigne ». Il s'agit d'un pontet en bois laqué, en corne noire ou en métal, à travers lequel est passé le sageo.
Shitodome
鵐目
Ornement métallique pour l'orifice du kurikata.
Sageo
下緒cordon
Cordon plat de soie. Passé dans le kurikata du saya, il permet de sécuriser le saya en le liant à l'obi.
Kojiri
鐺
Embout du fourreau, en corne ou en métal. Simple à très ornementé, il protège celui-ci du contact avec le sol.
Kaeshizuno
返角
Petit ergot de corne ou de métal, positionné sur le fourreau. Il permet de bloquer celui-ci et de dégainer à une main. Souvent présent sur les fourreaux de tantō et de wakizashi.
Uragawara
裏瓦
Pontet de corne qui renforce l'entrée des logements kōgai et kozuka d'un fourreau.
Urushi
漆laque
La laque végétale, issue de Toxicodendron vernicifluum, ou urushi no ki.
Ashi
足bélières
Concernant un tachi-koshirae, il s'agit des deux suspentes en métal par lesquelles on suspend le sabre à la ceinture.
Semegane
責金
Les anneaux métalliques qui ceignent le fourreau du tachi.
La poignée柄
Tsuka. Bois de honoki, peau de raie, tressage, garnitures et cheville de bambou.
Tsuka
柄poignée
La poignée. Réalisée en bois de honoki, gainée de peau de raie (samekawa), puis enlacée par un cordon de soie plate (tsuka-ito).
Samekawa
鮫皮galuchat
Il s'agit de peau de raie, séchée puis blanchie. Très rigide, elle renforce considérablement la poignée tout en offrant une accroche au ito.
Tsuka-ito / Tsuka-gawa
柄糸・柄革tressage
Cordon de soie ou de cuir qui, étant savamment lacé et tressé autour de la tsuka, confère un grip exceptionnel à la préhension.
Hishigami
菱紙
Petites cales en papier roulé et taillé en triangle. Ces cales s'ancrent dans le same et stabilisent les espaces vides créés par le tressage.
Menuki
目貫
Des ornements en métal, souvent très détaillés et figurant des animaux mythologiques, des scènes bucoliques ou satiriques, ou des éléments symboliques religieux.
Fuchi
縁virole
Renfort métallique à l'ouverture de la tsuka. Équivalent de la virole.
Kashira
頭pommeau
Renfort métallique à l'extrémité de la tsuka, équivalent du pommeau.
Mekugi
目釘cheville
La cheville en bambou fumé, qui maintient solidaires la lame et la tsuka, et avec eux tous les éléments de monture : habaki, seppa, tsuba, tsuka.
Mekugi-ana
目釘穴
Le trou percé dans le nakago de la lame ainsi que dans la tsuka, qui reçoit le mekugi.
Les garnitures刀装具
Tōsōgu. Tout ce qui habille la lame entre la poignée et le fourreau.
Tsuba
鍔garde
La garde. Plaque de fer ou d'alliage percée du nakago-ana, elle protège la main, équilibre l'ensemble et concentre l'essentiel du travail décoratif de la monture.
Nakago-ana
茎穴
L'ouverture centrale de la garde, ajustée à la section de la soie. De part et d'autre, les hitsu-ana laissent passer le kozuka et le kōgai.
Hitsu-ana
櫃穴
Les deux ouvertures latérales de la garde, de part et d'autre du nakago-ana : le kozuka-hitsu et le kōgai-hitsu, par lesquelles passent le kozuka (petit couteau) et le kōgai (l'épingle).
Seppa
切羽rondelles
Les deux plaques de cuivre, laiton, argent ou or placées de chaque côté de la garde. Elles protègent le habaki et le fuchi d'une usure prématurée par frottement sur la tsuba, rattrapent le jeu et répartissent la pression entre fuchi, tsuba et habaki.
Habaki
鎺bague
Pièce essentielle au montage de la lame. Le habaki est formé sur la lame en métal tendre (cuivre, argent, or) et sert à connecter la lame avec tous les éléments de monture.
Nijū-habaki
二重鎺
Habaki en deux pièces emboîtées, souvent de métaux ou de finitions différentes. Travail de haute monture, plus délicat à ajuster qu'une pièce unique.
Kozuka
小柄
Le manche du petit couteau utilitaire (kogatana) logé dans une fente du fourreau, côté hitsu-ana de la garde.
Kōgai
笄
Épingle plate logée de l'autre côté du fourreau, servant à l'origine à la coiffure et à l'entretien.
La lame刀身
Tōshin. Géométrie, surfaces, trempe et soie.
Sugata
姿silhouette
La silhouette générale de la lame : longueur, courbure, largeur, profil de pointe. C'est le premier critère de datation d'une lame à l'œil nu.
Nagasa
長さlongueur
La longueur de la lame, mesurée en ligne droite de la pointe au munemachi. Elle détermine la catégorie : tantō, wakizashi ou katana.
Sori
反りcourbure
La courbure : flèche maximale entre le dos de la lame et la corde reliant ses deux extrémités. Elle naît presque entièrement de la trempe.
Kissaki
切先pointe
La pointe, traitée comme une lame à part entière : elle a sa propre géométrie, son propre polissage et sa propre ligne de trempe.
Yokote
横手
L'arête nette, perpendiculaire au dos, qui sépare la pointe du reste de la lame. Sa rectitude est un test impitoyable de la qualité d'un polissage.
Bōshi
帽子
La partie de la ligne de trempe qui se prolonge dans la pointe. Une lame dont le bōshi est perdu est considérée comme morte.
Ha
刃tranchant
Le tranchant, partie durcie de la lame.
Mune
棟dos
Le dos de la lame, resté tendre. Selon son profil on parle d'iori-mune (en toit), de maru-mune (arrondi) ou de mitsu-mune.
Shinogi
鎬arête
L'arête longitudinale qui court du yokote au nakago et sépare le plat de la lame de la face du dos.
Shinogi-ji
鎬地
La surface comprise entre le shinogi et le dos. C'est elle, et non le tranchant, qui doit porter dans le fourreau.
Ji
地
La surface comprise entre le shinogi et la ligne de trempe : le corps tendre de la lame, où se lit le grain de l'acier.
Hamon
刃文ligne de trempe
La ligne de trempe : frontière entre l'acier dur du tranchant et l'acier tendre du corps, révélée par l'argile de trempe puis par le polissage. Elle est la signature du forgeron autant que son mei.
Hada
肌grain
Le grain de l'acier, dessiné par les replis successifs du forgeage : itame (bois de fil), mokume (loupe), masame (droit).
Hi
樋gouttière
La gouttière creusée dans le plat de la lame : elle allège sans affaiblir et modifie la sonorité de la coupe. Une seconde rainure parallèle se nomme soe-bi.
Machi
区épaulements
Les deux épaulements, hamachi côté tranchant et munemachi côté dos, qui marquent la fin de la lame et le début de la soie. Le habaki vient s'y bloquer.
Nakago
茎soie
La soie : partie non polie, non trempée, qui s'engage dans la poignée. Sa patine, sa forme et ses traces de lime en disent long sur l'âge et l'auteur d'une lame.
Nakago-jiri
茎尻
L'extrémité de la soie. Sa forme (arrondie, en pointe, coupée droit) fait partie des critères d'attribution d'une lame.
Yasurime
鑢目
Les traces de lime laissées volontairement sur la soie. Leur direction est propre à une école, parfois à un forgeron.
Mei
銘signature
La signature, ciselée au burin sur la soie : nom du forgeron, souvent sa province et la date. Une lame non signée est dite mumei.
Horimono
彫物gravures
Les gravures pratiquées dans le plat de la lame : idéogrammes, dragon (kurikara), tiges de bambou. Elles sont exécutées après la trempe.
Tressage et réalisation de poignée, réparation de fourreau, habaki, remise en état de lame de pratique. Voici les tarifs des différentes activités de restauration. Pour toute autre demande, n'hésitez pas à me contacter.
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